À 19 ans, Katya Stelmakh est arrivée aux États-Unis en provenance de Biélorussie dans le cadre d’un programme d’échange parrainé par le gouvernement américain, avec une vision de l’Amérique qui allait finir par transformer le cours de sa vie. Cette expérience lui a fait découvrir des possibilités qui dépassaient de loin le milieu dans lequel elle avait grandi et l’a orientée vers le droit, l’entrepreneuriat et l’immigration d’affaires.

Aujourd’hui, Mme Stelmakh est fondatrice et directrice générale de Stelmakh & Associates, un cabinet spécialisé dans l’immigration professionnelle basé à Seattle, qui s’adresse principalement aux fondateurs de start-ups, aux professionnels du secteur des technologies et à d’autres personnes hautement qualifiées souhaitant développer leur carrière et leur activité aux États-Unis. Sa propre expérience d’immigrée continue d’influencer sa manière d’aborder son travail.

« Je souhaite inspirer et donner les moyens d’agir aux autres, car au début de mon parcours, la réussite me semblait si lointaine et inaccessible », explique Stelmakh.

Cette vision est devenue un élément essentiel de la philosophie du cabinet. Selon Stelmakh & Associates, ses clients sont des personnes qui poursuivent des objectifs ambitieux pour elles-mêmes et leurs familles, tandis que sa vision plus large s’articule autour d’un monde où « l’ambition ouvre la voie à des opportunités et où le talent ne connaît pas de frontières ». Le cabinet souligne également que de nombreux membres de son équipe sont eux-mêmes des immigrés, ce qui leur confère une compréhension personnelle de l’incertitude, de la pression et des décisions de vie importantes qui accompagnent souvent le processus d’immigration.

Le parcours de Mme Stelmakh jusqu’à la création de son cabinet était loin d’être conventionnel. Après avoir étudié le droit international en Biélorussie, elle est revenue aux États-Unis, a obtenu son J.D. à l’université d’État de l’Ohio, a été admise au barreau de l’Ohio et a débuté sa carrière dans le contentieux commercial. Son installation ultérieure en Californie l’a rapprochée du monde de l’immigration professionnelle, où elle a commencé à travailler avec des professionnels de la technologie et des fondateurs d’entreprises sur des catégories de visas telles que les visas H-1B, O-1 et L-1.

Ce qui avait commencé comme une activité informelle s’est finalement transformé en une véritable entreprise. Après la naissance de son troisième enfant, Mme Stelmakh a dû choisir entre mettre fin à son activité ou mettre en place la structure nécessaire à son développement. Les conseils d’un autre avocat spécialisé en droit de l’immigration l’ont encouragée à considérer son cabinet comme une entreprise plutôt que comme un simple cabinet juridique individuel. « Il faut véritablement devenir la PDG de son cabinet d’avocats, mettre en place des processus, embaucher du personnel et gérer cela comme une véritable entreprise », se souvient-elle.

Cette évolution continue aujourd’hui encore de façonner les activités du cabinet. Le cabinet s’est développé pour former une équipe décentralisée d’avocats et d’assistants juridiques, tout en intégrant la technologie et l’automatisation dans ses processus juridiques. Ses services comprennent les visas d’investissement, les cartes vertes pour compétences exceptionnelles, les dérogations pour intérêt national, l’immigration d’entreprise et des stratégies d’immigration spécialisées destinées aux fondateurs de start-ups et aux professionnels du secteur technologique.

L’expérience client reste toutefois au cœur de ce modèle. Au lieu de s’appuyer sur des demandes standardisées, M. Stelmakh explique que le cabinet élabore des stratégies d’immigration sur mesure, en fonction du parcours, des réalisations et des objectifs de chaque personne. L’objectif est d’élaborer un argumentaire juridique qui mette clairement en avant l’importance du travail du client tout en démontrant pourquoi cette personne est en mesure d’apporter une contribution significative à l’écosystème américain de l’innovation.

« Nous ne nous contentons pas de remplir des formulaires », explique Stelmakh. « Nous élaborons des récits très personnels et sur mesure qui montrent en quoi ces personnes sont exceptionnelles et en quoi elles apportent une valeur ajoutée aux États-Unis. »

La technologie joue un rôle de soutien dans ce processus, sans pour autant se substituer au jugement professionnel requis. Le cabinet a intégré des outils d’intelligence artificielle à certains aspects de la préparation des demandes et de la synthèse des informations, ce qui permet aux avocats de consacrer davantage de temps à la stratégie, aux éléments de preuve à l’appui et aux circonstances particulières propres à chaque dossier. Maître Stelmakh a également expliqué publiquement en quoi le renforcement des contrôles de l’USCIS a rendu la documentation objective et les arguments soigneusement construits de plus en plus importants dans les dossiers relatifs aux compétences exceptionnelles.

Mme Stelmakh souligne que les excellents résultats en matière d’acceptation constituent un autre indicateur de la qualité de l’approche du cabinet, avec notamment un taux d’acceptation de 93 % pour les dossiers EB 1A et aucun refus pour les dossiers EB 2 NIW et O 1A au cours de la période de trois ans mentionnée. Elle identifie également la facturation à forfait, l’accès direct aux avocats et les stratégies personnalisées pour chaque dossier comme des éléments importants du modèle de service à la clientèle du cabinet.

Pour Mme Stelmakh, l’importance plus large de ce travail va bien au-delà des formalités administratives liées à l’immigration. Son cabinet repose sur la conviction que les créateurs d’entreprise, chercheurs, ingénieurs et autres professionnels de talent formés à l’étranger peuvent apporter une contribution précieuse aux entreprises et à l’innovation américaines lorsqu’ils sont en mesure de surmonter efficacement les obstacles juridiques.

Son propre parcours reste la meilleure illustration de cette conviction. Cette jeune immigrée, qui considérait autrefois les opportunités offertes par les États-Unis de l’extérieur, a fini par créer un cabinet d’avocats dont l’objectif est d’aider les autres à saisir ces mêmes opportunités. « Votre histoire compte », affirme Mme Stelmakh. « Il suffit d’avoir le courage de l’écrire. »

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